Visite de la réserve naturelle de La Sauge

 

Surprises ornithologiques en terre vaudoise

 

En ce samedi 22 juin, la réserve naturelle de La Sauge, séparée de celle du Fanel par le canal de la Broye, et située dans la Grande Cariçaie , qui borde la rive sud du lac de Neuchâtel, nous réservait d’agréables surprises. Dès nos premiers pas sur le sentier entouré d’une riche flore, la dizaine de visiteurs que nous étions fut accueillie par le chant sonore de la sittelle torchepot, avec ses séries de notes gaies et rapides. Intrigués, nous cherchions du regard ce passereau qui préféra rester tapi dans l’épaisseur du feuillage.

Arrivés à la hauteur du petit étang, « domaine privilégié » du martin-pêcheur, nous étions à peine postés dans l’observatoire depuis quelques minutes qu’apparut soudain, rapide comme l’éclair, la vedette du jour, le martin-pêcheur !Quelle chance nous avions de pouvoir l’observer tout à loisir, perché sur une branche sèche au milieu de l’étang, un petit poisson en travers de son gros bec ! Grâce à une bonne paire de jumelles, chacun eut l’occasion d’admirer la beauté de l’oiseau, la vivacité de ses couleurs orange et bleue.

Nous nous dirigeâmes ensuite du côté du grand étang, qui dispose de trois observatoires. Un hôte inhabituel déambulait calmement sur la rive opposée, le courlis cendré. Grâce aux jumelles, il était facile de distinguer les petites taches brunes et blanches sur son ventre, ainsi que le long bec arqué de cet échassier. D’autres oiseaux peuplaient le lieu, tels la gracieuse bergeronnette grise, des hérons cendrés, un couple de cygnes, quelques canards et une famille de foulques. Au loin dans les feuillus, on entendait chanter le loriot. Nous nous laissions charmer par le calme et la beauté de ce site, admirant au passage quantité de grenouilles et de libellules. De retour à la maison d’accueil, nous jetâmes un œil intéressé aux divers panneaux didactiques qui complétaient nos observations. Notre visite se termina par la vision d’un bref diaporama présentant toute la diversité des oiseaux de notre région avec de remarquables images.

Comblés par toutes les richesses que recelait cette réserve naturelle, nous nous séparâmes vers seize heures, les uns pour aller prendre un rafraîchissement au restaurant, les autres pour poursuivre la découverte le long du canal de la Broye.